Créer sa société
offshore au Belize,
de A à Z.
L a création d’une société offshore au Belize, le plus souvent une International Business Company (IBC), ne s’improvise pas. Choix du véhicule, agent agréé, siège social, immatriculation auprès du registre bélizien (BCCAR), substance et conformité : chaque étape obéit à des règles précises. Nous les maîtrisons pour vous, en français.
Par notre équipe d’experts — mis à jour en juin 2026. Temps de lecture : 7 min.
Créer une société offshore au Belize , c’est immatriculer une entité de droit bélizien, le plus souvent une International Business Company (IBC), auprès du registre des sociétés (BCCAR) via un agent agréé. L’opération est ouverte aux non-résidents : aucune condition de nationalité ni de résidence n’est exigée, dès lors qu’un agent agréé et un siège social bélizien existent, que la substance est respectée et que la structure est déclarée à l’administration de son pays de résidence.
Pourquoi tant d’entrepreneurs choisissent le Belize
Les motivations se regroupent autour de trois axes : une fiscalité territoriale qui exonère les revenus de source étrangère, une constitution rapide et peu coûteuse par un agent agréé, et la souplesse d’un droit des sociétés de common law. Parmi les usages les plus fréquents figurent la holding, la détention d’actifs et le commerce international. Aucun de ces atouts ne justifie à lui seul une implantation, mais leur combinaison, rapportée à une activité et une substance réelles, rend l’opération pertinente — à condition d’assumer une transparence désormais complète (CRS, registre des bénéficiaires effectifs, déclaration au pays de résidence).
« L’International Business Company bélizienne, héritée de la common law, reste l’un des véhicules offshore les plus utilisés au monde pour la holding et la détention d’actifs. »
Le Belize s’appuie sur un cadre juridique rassurant pour un entrepreneur. Sa common law , héritée du droit britannique, produit une jurisprudence prévisible et un droit des sociétés souple qui rassurent investisseurs et partenaires.
Depuis la réforme de 2019, une IBC qui tire ses revenus de l’étranger et n’a pas de présence au Belize est exonérée d’impôt sur place, tandis que les revenus de source bélizienne supportent une business tax de 1,75 % à 6 %. L’ensemble de la fiscalité au Belize se planifie en amont, en gardant à l’esprit que 0 % au Belize ne signifie jamais 0 % pour le résident fiscal français.
L’ International Business Company (IBC) reste le standard pour la quasi-totalité des projets offshore : responsabilité limitée aux actions, personnalité juridique distincte, pas de capital minimum à libérer et capital autorisé usuel de 50 000 actions. Elle inspire confiance aux partenaires comme aux banques.
L’IBC sert aussi de cloison patrimoniale : un litige sur l’activité ne contamine pas les biens personnels du bénéficiaire. Cette protection ne vaut toutefois que si la société dispose d’une substance réelle : direction effective, agent agréé, siège social et activité concrète. Une coquille vide finit requalifiée, et l’impôt revient au pays de résidence du dirigeant.
Reste à choisir la bonne structure, à respecter les obligations annuelles et à ne pas se tromper sur la fiscalité personnelle. C’est précisément le rôle de notre accompagnement.
Une dynamique qui ne faiblit pas
L’économie bélizienne, portée par le tourisme et l’agriculture, conserve une dynamique solide, et la place financière offshore s’est recentrée sur la substance depuis 2019 ; le centre financier offshore du Belize reste un point d’entrée prisé pour les holdings internationales. La dématérialisation du registre (OBRS) a rendu la constitution accessible à tout entrepreneur, où qu’il réside.
- PIB 2025
- ≈ 3,3 Md$
- Croissance
- +4,7 %
- Inflation
- ~0,7 %
- Chômage
- ~1,9 %
IBC ou LLC ?
Deux véhicules béliziens, deux logiques. L’IBC, limitée par actions, est le standard de la holding et du commerce international ; la LLC bélizienne, organisée autour de membres et d’un operating agreement, offre une fiscalité transparente et une grande souplesse de gouvernance. Le tableau ci-dessous résume l’essentiel pour décider.
| Critère | IBC | LLC bélizienne |
|---|---|---|
| Imposition | Territorial : 0 % sur revenus de source étrangère | Transparente (membres) ; territorial |
| Responsabilité | Limitée aux actions | Limitée à l’apport du membre |
| Formalisme | Memorandum & Articles, registres, agent agréé | Operating agreement, gouvernance souple |
| Non-résidents | Oui, 100 % | Oui, 100 % |
| Profil idéal | Holding, détention d’actifs, trading | Joint-ventures, structuration souple |
L’IBC convient à la majorité des projets : holding, détention de titres ou d’immobilier, facturation internationale. La LLC séduit pour sa transparence fiscale et sa souplesse, mais le choix entre les types de sociétés au Belize se tranche dès le départ pour éviter une restructuration coûteuse. Pour la protection patrimoniale, le trust et la fondation bélizienne prennent le relais.
“ En quelques jours, notre IBC bélizienne était immatriculée et le dossier bancaire en cours d’instruction. Tout s’est fait depuis la France, en français, avec un agent agréé sur place. ”— Client accompagné, holding patrimoniale
Quatre étapes, de l’idée à la facture
La création suit une logique stable, quel que soit le pays : on choisit le cadre, on dépose les actes constitutifs, puis on active ce qui rend la société opérationnelle. Chaque étape conditionne la suivante, et une erreur en amont coûte cher à corriger une fois la structure immatriculée.
-
01
Choix de la structure
Choix du véhicule (IBC ou LLC) et vérification de la disponibilité du nom auprès du registre (BCCAR), via l’agent agréé licencié par la FSC.
-
02
Dépôt des statuts
Dépôt du Memorandum & Articles of Association (ou de l’operating agreement) au registre via l’OBRS. Le certificat d’incorporation et le numéro fiscal (TIN) sont délivrés.
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03
Enregistrement fiscal
Mise en place de l’agent agréé et du siège, déclaration de substance ou de résidence fiscale étrangère, et inscription au registre des bénéficiaires effectifs tenu par l’agent.
-
04
Compte et lancement
Démarches pour ouvrir un compte bancaire au Belize et remise des documents légaux. Le renouvellement annuel (agent, siège, licence) est dû au 1ᵉʳ janvier.
L’ouverture du compte bancaire constitue souvent l’étape la plus délicate : les banques appliquent des contrôles stricts et écartent les structures dont l’activité ou les bénéficiaires manquent de transparence. Un dossier solide, avec un plan d’affaires clair, accélère l’acceptation et raccourcit le délai global de mise en route.
Un accompagnement complet, à chaque étape
- 01 Incorporation de l’IBC (ou LLC) au registre bélizien via l’agent agréé
- 02 Agent agréé + siège social au Belize, 1ʳᵉ année incluse
- 03 Numéro fiscal (TIN), licence annuelle et registres légaux
- 04 Memorandum & Articles (ou operating agreement) et documents officiels
- 05 Accompagnement à l’ouverture du compte bancaire
Le budget d’une création clés en main
Le coût d’une création clés en main combine des frais officiels modestes et, le plus souvent, les honoraires d’un prestataire. Un service clés en main regroupe l’incorporation, l’agent agréé, le siège, la conformité (substance, bénéficiaires effectifs) et l’accompagnement bancaire, et évite les rejets coûteux d’un dossier mal préparé. Voici les ordres de grandeur à prévoir.
| Prestation | Ce qui est couvert | Récurrence | Budget indicatif |
|---|---|---|---|
| Incorporation (IBC) | Registre BCCAR + Memorandum & Articles | Une fois | Compris dans le pack |
| Agent agréé + siège | Agent licencié FSC et adresse au Belize | Annuel | Compris la 1ʳᵉ année |
| Comptabilité et dépôts | Substance, bénéficiaires effectifs, licence annuelle | Annuel | Selon l’activité |
| Pack clés en main A→Z | Création jusqu’au compte bancaire | — | À partir de 2 890 € |
Ce qu’il faut anticiper
La fiscalité se lit à deux niveaux : le régime bélizien, territorial, qui exonère les revenus de source étrangère et taxe les revenus de source locale, et votre pays de résidence, qui peut réclamer sa part. Les montants se raisonnent en dollars (le dollar bélizien est rattaché au dollar américain à parité fixe de 2 pour 1), et une activité réelle reste la condition de toute exonération. Raisonner sur le seul « 0 % » bélizien conduit droit à la mauvaise surprise.
Deux points méritent une vigilance particulière. D’abord, il n’existe aucune convention fiscale entre la France et le Belize : la double imposition n’est pas écartée par un traité, et le résident français reste pleinement exposé à ses propres règles. Ensuite, la règle des sociétés étrangères contrôlées (article 209 B) permet à l’administration de réintégrer les bénéfices d’une entité sans activité réelle. Anticiper ces deux points avec un fiscaliste vaut largement son coût.
| Impôt | Taux 2026 | Assiette ou seuil | À noter |
|---|---|---|---|
| Revenus étrangers | 0 % | Source hors Belize | Exonérés sous conditions de substance et de résidence fiscale étrangère |
| Business tax | 1,75–6 % | CA de source bélizienne | 1,75 % commerce, 3 % services financiers, 6 % services professionnels |
| Dividendes | 0 %* | Source étrangère | Pas de retenue sur dividendes de source étrangère ; imposés chez le bénéficiaire résident |
| GST (TVA locale) | 12,5 % | Ventes au Belize | Sur les opérations de source bélizienne uniquement |
| Substance / conformité | Obligatoire | Economic Substance Act 2019 | CRS + FATCA ; aucune convention fiscale France-Belize |
S’implanter au Belize ou rester en France ?
La société française garde des atouts qu’on oublie vite. Elle simplifie la relation avec votre banque, votre comptable et vos clients nationaux, et ne déclenche aucune règle anti-abus. Pour une activité dont les clients, les fournisseurs et le dirigeant se trouvent en France, elle reste souvent le choix le plus rationnel : il faut alors mettre en regard les avantages réels d’une implantation bélizienne avant d’incorporer à l’étranger.
L’option bélizienne prend l’avantage dès que l’activité devient internationale ou que le besoin de structuration patrimoniale domine. Une holding qui détient des titres ou de l’immobilier hors de France, un négociant international ou un investisseur en quête d’un véhicule souple y trouvent une logique, à condition d’y loger une substance réelle et de tout déclarer dans leur pays de résidence.
Un test simple aide à trancher : si vous deviez expliquer à un inspecteur pourquoi votre société se trouve dans ce pays précis, votre réponse tiendrait-elle sans mentionner l’impôt ? Si oui, l’implantation repose sur une logique économique défendable. Si la seule justification est fiscale, le montage est fragile, et le gain attendu risque de s’évaporer en pénalités le jour d’un contrôle.
Les pièges qui coûtent cher
La plupart des échecs ne tiennent pas à la juridiction choisie, mais à des négligences évitables. Le premier piège reste la coquille vide : croire qu’un taux nul s’appliquera sans aucune activité réelle ni substance sur place. Le deuxième, l’oubli de déclarer la société et ses comptes à son pays de résidence — d’autant qu’aucune convention fiscale ne lie la France et le Belize — ce qui fait basculer une optimisation légale dans la fraude.
Évitez ces écueils et la majeure partie du risque disparaît. Une société à l’étranger bien conçue se comporte comme une société locale solide : elle facture, déclare, tient ses comptes et survit aux contrôles parce qu’elle repose sur une réalité, pas sur un artifice.
- 01 Choisir le Belize sur la seule promesse d’un « 0 % », sans mesurer qu’aucune convention fiscale ne protège de la double imposition.
- 02 Diriger la société depuis son salon en prétendant que la direction effective se trouve à l’étranger.
- 03 Sous-estimer les frais et obligations de maintien : agent agréé, licence annuelle, déclaration de substance et registre des bénéficiaires effectifs.
- 04 Mélanger patrimoine personnel et trésorerie de la société, ce qui détruit la protection recherchée au départ.
Questions fréquentes
Créer une société offshore au Belize est-il légal pour un Français ?
Oui, totalement. Un non-résident peut détenir 100 % d’une IBC bélizienne, sans condition de nationalité ni de résidence. Il faut un agent agréé et un siège au Belize, respecter la substance et déclarer la structure, les comptes et les revenus à votre administration. L’illégalité ne commence que si la société sert à dissimuler des revenus réellement dus — d’autant qu’il n’existe pas de convention fiscale France-Belize.
Dois-je résider au Belize pour créer ma société ?
Non. Aucune condition de résidence ni de nationalité ne s’impose. Vous pilotez votre société depuis la France via un agent agréé bélizien, à condition de disposer d’un siège social, de respecter les obligations de substance et de conformité béliziennes et de déclarer vos revenus en France.
Vais-je être imposé deux fois ?
Le risque est réel : il n’existe aucune convention fiscale entre la France et le Belize pour écarter la double imposition. Les revenus de source étrangère d’une IBC sont exonérés au Belize, mais les distributions au bénéficiaire résident français y restent imposables, en principe au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, et la règle des sociétés étrangères contrôlées peut s’appliquer. Un fiscaliste vérifie votre cas avant la création.
Le compte bancaire s’ouvre-t-il à distance ?
Parfois, mais l’étape est exigeante. Des banques béliziennes licenciées comme Caye International Bank, ou des néobanques comme Wise et Revolut selon éligibilité, ouvrent des comptes aux sociétés détenues par des non-résidents. Le contrôle KYC est lourd : origine des fonds, substance et bénéficiaires effectifs sont vérifiés, et l’information est échangée via le CRS. Un dossier clair conditionne l’acceptation autant que le délai.
Combien de temps pour être opérationnel ?
L’incorporation au registre bélizien (BCCAR) aboutit généralement en quelques jours ouvrés une fois le dossier complet. L’étape la plus longue reste l’ouverture du compte bancaire, soumise aux contrôles de l’établissement. En préparant un dossier solide, on compte le plus souvent de une à quelques semaines pour une société pleinement opérationnelle.